Alphonse RAKOTONIRAINY

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10 juin 1934 - 30 juillet 1976

Génération 4 après Ramakilahy

Alphonse Rakotonirainy est né le 10 juin 1934 à Ankadibevava, quartier se trouvant au versant nord-ouest de la colline d’Analamanga. Sa mère Herline Rafaratsalama, était femme au foyer et son père Alphonse Rakotonirainy, était écrivain-interprète à la Direction des services sanitaires et médicales des armées à Andohalo. Ils étaient sept enfants dans la famille, quatre filles, trois garçons, et dont Alphonse fut l’aîné des garçons.

 

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Alphonse Rakotonirain y et Rafaratsalama Herline

 

Il fera son premier cycle à l’école Flacourt (ex-école indigène) d’Ambatovinaky, non loin de sa maison d’Antsakaviro, où il fut un très bon élève. D’ailleurs, il sera toujours, même adulte, quelqu’un de très studieux. Il obtient son certificat d’études primaires en 1948. Ensuite, il rentre en 6ème au Lycée Galliéni à Andohalo où il y restera jusqu’en première littéraire, avant son départ pour la France. En effet, le 29 mars 1955, il s’engage volontairement pour quatre ans dans l’armée française, au titre de l’école des sous-officiers (ESC) de Cherchell. Après avoir brillamment passé ses certificats d’aptitude (CA1 et CA2), il est nommé caporal en septembre 1955 puis caporal-chef en décembre. Il part ensuite pour  l’Ecole des Troupes aéroportés de Pau où en 1956, il obtient son brevet de parachutiste. Avec ce brevet, il rentrera membre de la brigade de Parachutistes de choc (BPC) de Bayonne le 15 avril 1956. Ce commando forme dans les différents régiments, une section d’élites opérationnels, prêt à intervenir à tout moment lors d’opérations spéciales en cas de conflits. Il revient ensuite sur Fréjus pour rejoindre le groupement d’instruction des troupes coloniales en métropole (GITCM). Il devient sergent en octobre 1956. Voyant en lui, une intelligence exceptionnelle, ses instructeurs de Fréjus l'incite alors à devenir officier et c'est ainsi qu'il fit le concours d'entrée pour entrer à l'Ecole militaire de Strasbourg, afin de se préparer au concours d'entrée à Saint-Cyr Coetquidan.

 

Alphonse Rakotonirainy sera parmi les reçus au concours et rentra à l’Ecole spéciale militaire interarmes (ESMIA n°145) de Saint-Cyr Coëtquidan à Guer (Morbihan) le 20 septembre 1959, dans la promotion Maréchal Bugeaud. Une promotion de 598 élèves officiers dont 345 au 1er bataillon (concours direct), 195 au 2ème bataillon (élèves officiers issus des corps de troupe) et 57 étrangers. Comme à l’époque, Madagascar était une colonie française et ses ressortissants de nationalité française, il ne sera pas décompté comme étranger. La formation à Saint-Cyr durera jusqu’au 27 juillet 1960.  La promotion Bugeaud a cette particularité d’avoir été la seule à être formée spécifiquement pour la guerre d’Algérie, a y avoir été engagée en totalité et avoir été la dernière promotion à y recevoir le baptême de feu. Alphonse Rakotonirainy rejoindra ainsi le 12ème bataillon des Chasseurs alpins, stationné sur la frontière tunisienne.

 

Le lieutenant Alphonse Rakotonirainy n’attendra pas la fin de la guerre pour partir car l’Armée malagasy venait d’être créée et le colonel Gabriel Ramanantsoa, chef d'état-major l'avait fait appeler.

Après avoir eu plusieurs postes de commandement au sein de l'armée malagsy, le lieutenant-colonel Alphonse Rakotonirainy devient en septembre 1975, le 3ème chef de l'état-major des forces armées malagasy, après le général Gabriel Ramanantsoa et le Général Philibert Ramarolahy.

 

Il mourut dans un « accident » d’hélicoptère le 30 juillet 1976, à 42 ans, à Ankazomiriotra, dans l’exercice de ses fonctions. Accident jamais éllucidé, relargué comme simple accident mécanique par le pouvoir de l'époque, qui néanmoins, n'a pas hésité à faire des victimes, les martyrs de la révolution socialo-communiste pour asseoir celle-ci.

Avec l'accord des familles, le pouvoir révolutionnaire décida de transférer les corps de Joël Rakotomalala, Pierre Rajaonah et Alphonse Rakotonirainy au Mausolée national, deux ans plus tard, le vendredi 28 juillet 1978. La famille Rakotonirainy a décidé d’accepter ce transfert au Mausolée non pas pour héroïser Alphonse Rakotonirainy, mais pour que jamais on oublie ce pan de l’histoire de Madagascar.

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Dernières photos prises à Angavo juste quelques minutes avant l'accident
 

 

Alphonse Rakotonirainy  en quelques lignes ?

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